Huit contes tissés autour des pratiques et des mythes de la ruralité entre hier et aujourd’hui, écrits par l’historienne de l’art Chrystelle Desbordes, dévoilent les œuvres de Marie Labat (née en 1983), et invitent à mener une profonde réflexion sur la terre nourricière et sur l’urgence qu’il y a à en prendre soin. Le travail de l’artiste, également agricultrice et féministe, est ici mis en perspective avec des œuvres appartenant à l’histoire de l’art, ainsi qu’avec une chronologie sur l’art agroféministe (1849-2022). L’ouvrage traite ainsi sous un angle particulier des questions impérieuses propres à notre temps, tout en permettant de découvrir une œuvre teintée de naturalisme magique consacrée à ce que l’artiste appelle une « philosophie du vivant ».
Première expérience avec le fameux site Babelio. Très heureux de lire la prose de trois lectrices qui ont écrit sur notre livre portant sur les œuvres historiques d’Olympe de Gouges et de Nicolas de Condorcet, lesquelles rencontrent les dessins de Marianne Plo, artiste prolifique vivant à Toulouse. C’est avec pertinence et générosité que chacune de ces plumes restitue, à sa manière, le jeu de correspondances que nous avons imaginé entre les deux pamphlets révolutionnaires voués à la défense sociale des femmes et le travail d’une artiste contemporaine.
Un échange riche et passionnant avec Raphaëlle Béguinel, écrivaine et créatrice du blog jesuisauteur.com, sur lequel nous l’avons rencontrée. Grâce à ce premier contact, Raphaëlle Béguinel a proposé à la fondatrice des éditions Les plis du ciel, Chrystelle Desbordes, une interview. Un grand merci !!!
Extrait : » […] j’ai découvert une maison d’édition défendant une ligne éditoriale originale et claire : assembler et faire converser l’écriture et l’art, les mots et les artistes, traverser les frontières des différentes disciplines et donner à voir des récits et des points de vue uniques. , » Raphaëlle Béguinel
Laure Neria, artiste de l’exposition « Prompt », feuilletant notre fac-similé à la galerie Xanadu
Une bonne centaine de personnes pour le vernissage de l’exposition « Prompt » dans les murs de la toute récente galerie Xanadu à Marseille, exposition à laquelle nous avons participé et dont nous étions partenaire. Situé dans La maison des Astronomes, cet espace a été créé en février dernier par Christophe Bruno et Jeff Guess, artistes résidents à l’Iméra (Institut des Études Avancées d’Aix-Marseille Université). En collaboration avec Christophe Bruno, nous avons produit un fac-similé de l’Album Primo-Avrilesque d’Alphonse Allais (1897) pour le présenter lors de l’exposition « Prompt », en lien avec l’une des œuvres de l’artiste qui rend hommage, à travers une utilisation détournée de l’IA, aux monochromes du célèbre hydropathe (https://christophebruno.com/2023/03/28/xanadu-opening-2-imera-marseille/).
Un grand merci à l’équipe de Xanadu Institute et à l’Iméra pour leur accueil, ainsi qu’au public de l’exposition pour son enthousiasme vis-à-vis de cette édition à exemplaire unique (non commercialisable).
Encore un très bel article de Jean-Paul Gavard-Perret qui rend hommage à la plume de Florence Andoka dans Rendre chair, une biofiction sur Alice Neel ; cette fois au sein de la revue en ligne lelitteraire.com. Un grand merci à lui !
Extrait : « Singulières et familières, moins pesantes qu’ailées, telles apparaissent les modèles féminins (pour la plupart) de la peintre Alice Neel à travers la superbe biofiction de Florence Andoka. Celle-ci les rappelle à nous. Il y a là — à travers le « tu » de proximité — l’existence des femmes qui deviennent des images presque religieuses, mais qui n’ignorent rien de l’éros et de la chair tandis qu’elles se permettent un plaisir particulier à l’instant de la venue dans l’atelier d’Alice Neel. »
« Un fac-similé est une copie ou reproduction d’un vieux livre, manuscrit, dessin, œuvre d’art ou autre élément à valeur historique, qui est aussi identique que possible à la source originale. »
Les plis du ciel éditions ont produit un fac-similé de l’Album Primo-Avrilesque signé en 1897 par l’écrivain et « artiste Incohérent », Alphonse Allais. À l’époque, son objectif fut de rassembler sous cette forme ses monochromes, aux côtés d’une déclaration d’intention et de la reproduction d’une marche funèbre, comme pour en laisser une trace et en permettre une certaine diffusion.
L’édition originale circule aujourd’hui en de rares exemplaires dans le monde, et c’est aussi pourquoi nous avons désiré en faire un fac-similé.
Cette édition a été menée en collaboration avec l’artiste Christophe Bruno, en lien avec un projet artistique qu’il présentera, aux côtés du fac-similé, lors de l’exposition collective «Prompt », qui se tiendra à la galerie Xanadu Institute (Marseille), dès le 28 mars prochain.
Merci à l’association AWARE et à Eleni Pantelaras, responsable du centre de documentation d’AWARE, qui nous informe avoir intégré à son fonds « Rendre chair », une bioficition sur Alice Neel signée Florence Andoka, que nous avons publiée en juin dernier.
Ainsi de nombreux.ses chercheur.euse.s et étudiant.e.s du monde entier pourront le consulter dans l’espace plutôt magique qu’est la Villa Vassilieff à Paris, et qui depuis 2014 est devenu un centre consacré à la création des femmes sous tous ses aspects.
Pierre Macris, dramaturge, traducteur et poète, signe un très beau texte autour du livre « Quatre saisons en Sète, photographies de Cathy Cosentino », un superbe hommage aux images de l’artiste, ainsi qu’à la façon dont nous avons conçu le livre, tel un voyage visuel et extrêmement sensible au cœur de la petite Venise du Languedoc, où vibre l’âme de nombreux artistes.
Extrait : « La référence liminaire à Caspar David Friedrich apporte l’éclairage voulu à la construction de ce reportage photographique. Les images du ciel y déclinent les quatre saisons. Le grand peintre allemand s’est illustré par la représentation des spectacles grandioses de la nature. Et les photos de ces ciels de Sète, que ce soit au crépuscule, au point du jour ou dans l’ensoleillement de midi ne manquent pas d’exercer toute la puissance d’une magie que l’œil a voulu capter jusqu’au paroxysme dans cet » Horizon à deviner » où la monumentalité d’un ciel pathétique atteint au sublime. Une vue du port a pour titre : » Orange, bronze, bleu » ; un site désaffecté en bord de mer : » Blanc, rouge, bleu « . La photo » Ligne rose, ligne bleue » situe le premier plan du flanc longiligne d’un tanker sur l’ étirement d’un horizon de lumière: la chose vue est d’abord prétexte à sa perception chromatique. Mieux, la couleur va souvent jusqu’à réduire au minimum le motif pour privilégier la priorité de surfaces monochromes : ainsi les bleu de nuit de la » Lune rose au voile léger » ou du » Bateau-lune » ou le gris rose du diptyque » La girafe et la mouette « . Ou bien la magistrale trichromie en trois larges bandes horizontales dans la représentation des parcs à huîtres. Les crépuscules, la brume, les reflets de lumière font valoir les dominantes des rouges ou du doré, et les flamboiements du » Ciel d’aquarelle » font l’objet d’une mise en parallèle avec le » Ciel écarlate » de Turner : même technique pour l’effacement du sujet réduit à une » évocation » dans les déploiements sans limite de la couleur qui articulent déjà l’impressionnisme. Se référer à Turner ou à » Impression du soleil levant » de Monet, c’est clairement démontrer dans ces » Quatre saisons en Sète » le souci de confronter la photographie au degré le plus ambitieux de l’art pictural. »
Le texte sera bientôt publié dans son intégralité sur notre site.
Un grand merci à l’équipe des Archives de la critique d’Art pour l’accueil qu’elle a réservé à la biofiction de Florence Andoka sur Alice Neel, « Rendre chair », publiée aux éditions Les plis du ciel en juin 2022.
Nous sommes ravi.e.s d’apprendre que cette publication est désormais accessible dans ses locaux aux étudiant.e.s et à l’ensemble des chercheur.e.s de France et d’ailleurs.
Tout en gardant son siège social et une partie de ses activités à Paris, notre maison d’édition s’installe à Montpellier, ville très dynamique et candidate pour la capitale européenne de la culture 2028. Depuis les racines de cette cité de tradition universitaire, pleine de ressources, se dessinent de nouveaux horizons pour Les plis du ciel.
Notre livre, qui met en lien le féminisme avant la lettre d’Olympe de Gouges avec celui de Nicolas de Condorcet et des dessins de l’artiste Marianne Plo, est en bonne place dans les rayons de la libraire Coquelicot du 14 e. arrondissement, l’une de nos librairies préférées de la capitale, voisine de nos bureaux parisiens.
Un papier très instructif quant à l’avenir des livres qui figurent dans les collections publiques des bibliothèques françaises… On y apprend, entre autres, que le second sens du verbe « désherber » signifie « Retirer les ouvrages vétustes ou obsolètes des collections d’une bibliothèque », et qu’un certain Eugène Morel en faisait déjà la promotion en 1908. On y apprend aussi, et surtout, que, de nos jours, cela devient systématique et que le critère premier pour garder un livre dans un tel fonds est qu’il s’agisse d’un ouvrage très demandé et qui se vend très bien. Au passage, l’argument écoresponsable est avancé pour ce désherbage puisque les livres tombés en disgrâce se retrouvent dans quelque solderie en ligne membre du réseau 1 % for the Planet.
En somme, la machine est bien huilée et se tourne, pour l’instant, du côté de l’entreprise pour faire de la place (ce qui est sans doute nécessaire car l’espace n’est pas extensible), sans se soucier ni de diversité pour les collections, ni de mettre en oeuvre des dons plus intelligents, par exemple en faveur de centres de documentation pédagogique appartenant à des prisons ou à l’enseignement secondaire. Ici, comme un peu partout dans le monde qui est le nôtre, la logique de rentabilité règne seule, flanquée de bonnes intentions, au détriment de ce que devrait être un service publique dédié à la diffusion du savoir et des connaissances, autant qu’à la valorisation d’une culture à vocation universaliste.
En exergue de son article, l’écrivaine cite deux phrases, l’une venue d’un essai de 1997 de l’artiste Mira Shor, lequel fait écho à la question de Linda Nochlin « Pourquoi n’y a t’il pas eu de grands artistes femmes ? », l’autre de Florence Andoka issue de la biofiction que celle-ci a écrite sur Alice Neel (et que nous avons publiée en juin dernier).
Cela fait d’autant plus plaisir que Émilie Noteris pose dans cet article une question essentielle sur le travail de Neel, une question d’ordre esthétique, autant qu’éminemment politique, et qui est également soulevée par Florence, à savoir la question de la reconnaissance. En supposant que la réponse serait affirmative, Notéris, en héritière de Shor, suggère que Neel se verrait (enfin) auréolée du statut de grande peintre puisque « la grande abstraction » est une affaire d’hommes dans l’histoire de l’art occidental, dès ses origines et, de part et d’autre de l’Atlantique.
Un article signé par Jean-Paul Gavard-Perret, dans le Salon Littéraire de l’Internaute. Extrait : « L’évocation est superbe, puissante. Par petites touches l’écrivaine imagine la relation de l’artiste avec ses modèles féminins – mais pas que. Sont évoqués Kate Millet, Linda Nochlin, Warhol et bien d’autres avec un esprit de finesse. »
Merci à Gunther Ludwig pour son article dans lacritique.org, une revue en ligne consacrée à l’art contemporain, et dont on connaît l’exigence rédactionnelle. Gunther Ludwig rend compte avec justesse du travail de Florence Andoka, de la proximité que son écriture établit avec Alice Neel en recourant à un tutoiement qui crée l’espace d’un dialogue imaginaire où se dévoile la vie et l’œuvre de cette grande peintre disparue en 1984.
Extrait : « L’idée de vérité, d’âpreté est à comprendre dans le titre même de l’ouvrage. Il s’agit de rendre chair à la figure de l’artiste et de son travail aussi bien que de la nécessité de rendre la chair de celles et ceux qui posent pour elle. En cela, le livre est un chemin tracé au plus près de l’intimité d’Alice Neel, dans ce qu’est être artiste, depuis ce qui la travaille à l’intérieur jusqu’au geste affirmé pour faire oeuvre. »
Publication d’un article sur l’exposition retrospective sur Alice Neel au centre Pompidou, par la fondatrice et directrice des éditions les plis du ciel. À lire sur le site du magazine Mouvement (Paris) :
Merci à la librairie du Centre Pompidou d’avoir commandé la biofiction sur Alice Neel signée Florence Andoka, Rendre chair, en lien avec la rétrospective que le musée consacre à l’immense artiste américaine. Il est sur place…. allez vous le procurer en amont, ou en aval de l’exposition (à voir absolument !). Le très beau texte de Florence résonne à chaque étape du parcours, un indispensable à lire en relation avec l’exposition ou, simplement, pour découvrir l’intensité du travail de cette peintre hors normes, dont la vie et l’œuvre se réincarnent dans les lignes sismiques et intimistes de « Rendre chair », texte où se développe, en parallèle, une écriture sur l’art singulière, kaléidoscopique.
Merci à France Culture d’avoir retenu la biofiction de Florence Andoka, « Rendre chair », dans la bibliographie sélective qui accompagne son émission consacrée à Alice Neel, ce 24 septembre.
Bel hommage (à cinq voix) rendu à une peintre qui n’a jamais voulu suivre le vent de l’abstraction, a consacré toute son existence à l’art figuratif et au portrait. « Une collectionneuse d’âmes » (selon les mots de Neel elle-même), que la plume de Florence Andoka nous révèle avec finesse et élégance, tout en interrogeant la question de la reconnaissance – de la visibilité –, notamment au cours des vingt dernières années de la vie mouvementée de cette artiste majeure, vingt années où les commandes commencent à arriver. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/toute-une-vie/alice-neel-1900-1984-portraits-caches-de-l-amerique-8834310
La photographe Cathy Cosentino nous reçoit, autour d’un thé, dans le jardin de sa petite maison sétoise. Elle nous parle de son histoire d’amour avec la photographie, de sa vie d’artiste, de sa relation intime avec la « petite Venise du Languedoc », sa ville natale.
Un échange entre Cathy Cosentino, Chrystelle Desbordes (historienne et critique d’art), Felix Pont (artiste), Lise Servat (professeure de yoga et amie de l’artiste)
Post-production : Chrystelle Desbordes et Felix Pont Jingle : Félix Pont Visuel : Lucille Guillet, assistante d’édition
Fondés sur la rencontre et la disponibilité de chacun.e., nos podcasts sont créés sans fréquence particulière. Les échanges et le travail de post-production forment un objet de partage culturel et artistique.
Chrystelle Desbordes (directrice des éditions Les plis du ciel), publie « Pionnières, une autre histoire de l’avant-garde parisienne » dans le magazine culturel Mouvement (Paris). Hommage à cette exposition du musée du Luxembourg, écho à l’intérêt que porte la fondatrice de nos éditions à l’histoire du féminisme, comme à notre collection Olympes. Exposition à voir à Paris jusqu’au 9 juillet.