Article « Alice Neel à contre-courant », signé Marie-Noël Rio, dans Le Monde diplomatique n ° 813 (p. 27).
Extrait : « Toile après toile, [Alice Neel] travaille à représenter ses semblables, ceux qui l’entourent, dans leur complexité, leur diversité, leur vitalité, leurs tragédies. Elle cherche à traduire l’individu entier qui pose pour elle, sa personnalité comme son être social : Quand un portrait est réussi, il reflète la culture, le temps et beaucoup d’autres choses, affirme l’artiste. » Et c’est précisément ce que l’auteure Florence Andoka restitue avec grâce dans Rendre Chair, une biofiction sur Alice Neel, un très beau texte qui paraîtra au printemps 2022 aux éditions les plis du ciel.
Ces jours-ci, 5 épisodes sont consacrées à Olympe de Gouges sur France Culture (28 minutes par épisode), un hommage indispensable à l’auteure de La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791), texte que nous avons publié au printemps dernier, avec l’ensemble des articles qui l’accompagnaient (au moment où de Gouges avait entrepris d’envoyer son pamphlet à la reine), et avec le texte Sur l’admission des femmes au droit de cité (1790), signé par Nicolas de Condorcet. Notre publication met également « en friction » ces textes avec des dessins réalisés par l’artiste Marianne Plo entre 2014 et 2020 – jeux de miroir inattendus autant que riches de sens, puisqu’ils offrent de relire, comme de relier des œuvres qui n’étaient pas destinées à se rencontrer, ouvrent de nouvelles réflexions.
À noter que, dans la série radiophonique de France Culture, aucun des épisodes ne revient sur les liens amicaux et politiques d’Olympe de Gouges avec Nicolas de Condorcet, lesquels se sont entre autres tissés par l’intermédiaire de Sophie de Condorcet (la femme du grand mathématicien), amie d’Olympe de Gouges. Y aurait-il eu une influence réciproque des auteurs sur leurs textes, sur ces écrits que nous avons réuni, pour la première fois, et qui sont aux origines d’un féminisme pamphlétaire né sur la vaste toile de la Révolution française ?
Création de notre Instagram, en collaboration avec Chloé Beitz. D’emblée, cet environnement nous convient particulièrement pour communiquer sur l’état d’esprit des éditions et partager notre travail, comme pour voir et apprécier celui de nos abandonné.e.s. On y trouvera des petits récits qui maillent le présent à l’histoire de l’art et à l’histoire des sciences, des citations de nos auteur.e.s préféré.e.s. Bien entendu, il y sera question du travail des femmes et des artistes venu.e.s des quatre coins de la planète, et l’on y développera des stories autour de nos publications, avec toujours le désir d’inviter chacun.e à suivre les lignes dynamiques des plis du ciel.
Notre FB, tout jeune, créé avec Chloé Beitz au printemps dernier, rend aujourd’hui hommage à l’astre de nos jours dans un diptyque qui met en miroir une photographie de Cathy Cosentino (Dorures) et la fameuse toile du peintre romantique Caspar David Friedrich : Femme devant le coucher de soleil, un double écho aux jeux de correspondances que l’on trouve dans notre livre Quatre saisons en Sète, photographies de Cathy Cosentino. De l’été à l’histoire de l’art du paysage… une histoire de cycles et de liens.
Quatre saisons en Sète, photographies de Cathy Cosentino est en vente dans les librairies sétoises L’Échappée Belle et La Nouvelle Librairie Sétoise. Une grande joie que de voir ce livre dans leurs rayons. Un grand merci à Sophie Dulin de la librairie L’Échappée Belle, ainsi qu’à Sophie Garayoa de La Nouvelle Librairie Sétoise, comme à tous nos lecteurs qui se procurent l’ouvrage dans ces librairies indépendantes – des commerces essentiels !
Article consacré à notre livre Quatre saisons en Sète – Photographies de Cathy Cosentino dans la Gazette de Sète, périodique fondé il y a plus de vingt ans, et qui a ses fidèles lecteurs. Merci à Henri-Marc Rossignol pour la justesse de son texte, ainsi qu’à André Yanelle pour le travail de maquette réalisé sur cette double page. Retrouvez l’article en kiosque (numéro 324, juin-octobre 2021).
Un itinéraire poético-photographique sur les rives de la « petite Venise du Languedoc » (ville natale de la photographe), qui nourrit l’histoire de l’art du paysage, tout en révélant, par petites touches, les liens qui unissent la photographie et la peinture, la lumière et la couleur, l’immanent et le permanent. Image après image, page après page, l’on suit ici le cycle des saisons, l’on croise la route des artistes d’hier, dont les Sétois de cœur et d’âme – Brassens, Valéry, Varda, Vilar. « Si on ouvrait les gens, on trouverait des paysages. Moi, si on m’ouvrait, on trouverait des plages », avait dit Varda : discours amoureux qui entre en résonance avec les images-paysage de Cathy Cosentino ouvrant sur un voyage multiple, à la fois intime et collectif.
Parution de : O. de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – N. de Condorcet, Sur l’admission des femmes au droit de cité – Dessins de Marianne Plo. Le début d’une belle aventure qui s’est mise peu à peu en place, s’est formée dès l’automne 2017 avec le projet de cet ouvrage aux sources du féminisme en France, et qui rencontre très délibérément l’art contemporain. Un grand merci à Marianne Plo qui a accepté ce jeu de « frictions » avec des dessins qu’elle a réalisés entre 2014 et 2020.
Au sud de Paris, la petite Jeanne traverse les années 1970 dans un contexte de misère sociale et de victimisation parentale, mais aussi dans l’émerveillement face à la nature. Dotée d’une mémoire absolue – un poids au sein d’une société de l’oubli –, Jeanne enregistre tout ce qui se manifeste autour d’elle, et creuse sa solitude. Au cœur de la masse d’informations qu’elle accumule, elle cherche une clé qui pourrait l’aider à sortir des griffes d’un père dont la violence résonne avec celle d’une époque où la nature est massacrée à bas bruit, comme bien souvent l’enfance.
Titulaire d’un master 2 « Histoire et Civilisations », journaliste indépendante, Rosa Sand (née en 1968) commence à écrire adolescente, d’abord des poèmes et des nouvelles, puis de nombreux textes sur l’art publiés dans la presse spécialisée. Avec Et voici la couleur, elle signe un premier roman, intimiste et politique.
LITTÉRATURE CONTEMPORAINE Les plis du ciel / Collection Saxifrage
Premier artiste a avoir détourné Google pour en faire une œuvre d’art, inventeur du concept de « capitalisme sémantique », dessinateur impétueux, Christophe Bruno livre ici son journal de bord. Une histoire qui nous embarque sur des « dérives psycho-académiques », dans les flux d’un réseau Internet dont le joyeux chaos initial et la viralité ont préludé au contrôle de nos vies. Un voyage au long cours dans lequel les nuages d’information croisent la route des pirates et dans lequel les diagrammes alluviaux préparent des tsunamis.
Graphomane dès l’enfance, Christophe Bruno (né en 1964) est diplômé de l’École Centrale Paris et Docteur en Physique Théorique. Il a été ingénieur, chercheur, peintre, compositeur, directeur de projets Internet, graphiste, programmeur Web, puis est devenu artiste hacker, curator, philosophe des big data, startupper, enseignant aux Beaux-Arts, logeur AirBnB, A.I. Chief Technical Officer, crypto-trader hasardeux, chômeur… Au cœur d’une résilience représentative de sa génération, qui a dû s’adapter à la fermeture de la parenthèse dorée des Trente Glorieuses, il mène un travail artistique en lien avec Internet depuis plus de vingt ans.