Qui sont « Les Sept Vénusiennes » et pour quelle raison ont-elles un cratère à leur nom sur la planète orange ? Tout en rappelant le contexte qui les a dotées d’un hommage si lointain (ignoré de presque toutes et tous), ce livre met en lumière la vie et l’œuvre de chacune de ces sept pionnières du féminisme international qui ont vécu entre les XVIIe siècle et XXe siècles, Simone de Beauvoir étant la plus connue d’entre elles. L’écriture s’articule autour du genre de la fiction historique revisitée, notamment avec le récit d’un western au féminin.
Un ouvrage drolatique qui livre sa petite pierre à une Histoire du féminisme en construction, en particulier grâce à un travail sourcé et aux dessins dynamiques et colorés de July Seen, artiste à l’origine du projet, et qui a écrit les textes avec la jeune autrice Lucille Guillet.
FICTION HISTORIQUE Les plis du ciel / Collection Olympes
Titre : Les Sept vénusiennes – Récits des 7 féministes qui ont un cratère à leur nom sur Vénus Texte : Lucille Guillet, July Seen Œuvres : July Seen Langue : français 17 x 17 cm
En 1574, Discours de la servitude volontaire est publié. Etienne de la Boétie, qui a réalisé une première version de ce texte à l’âge de 18 ans, analyse dans ce réquisitoire les mécanismes de la servitude du peuple qui permettent à un pouvoir politique d’exercer sa tyrannie sur des citoyens renonçant ainsi à leur liberté. Dans un tout autre contexte, le peintre et graveur Jean-Baptiste Piranèse produit deux séries de gravures (1750 : première édition ; 1761 : seconde édition), désormais connues sous le titre : Les prisons imaginaires. Ces représentations de l’univers carcéral, aussi noires que nouvelles, qui seraient venues de l’imagination de l’artiste, annoncent en un sens la société de surveillance mise en forme par l’architecte Jeremy Bentham et, au-delà, métaphorisent notre capacité à se projeter dans un monde qui enferme l’individu « servile » dans des structures de pouvoir, y compris les plus dystopiques.
Ce livre offre de relire les deux œuvres en les mettant en perspective, porté par l’ambition de réfléchir à la place de l’individu dans la société entre hier et aujourd’hui, comme à la mise en tension des aspirations propres à chacun.e dans l’espace collectif du consensus.
En fin d’ouvrage, un atlas visuel tisse des correspondances politico-esthétiques avec ces deux œuvres, nourrissant encore la réflexion sur le mariage impossible entre la servitude sociabilisée et l’aspiration de l’être humain à la liberté, et résonne dans notre présent.
HISTOIRE POLITIQUE / HISTOIRE DE L’ART Les plis du ciel / Collection Flux
Titre : Étienne de la Boétie, Discours de la servitude volontaire / Jean-Baptiste Piranèse, Les Prisons imaginaires Texte : Étienne de la Boétie Gravures : Jean-Baptiste Piranèse Format : broché Langue : français 17 x 17 cm
Étienne de La Boétie, né en 1530, écrivain et juriste français, est un ami proche du philosophe Michel de Montaigne à qui sera confié ses écrits après sa mort, en 1563. Sa renommée repose principalement sur une œuvre : le Discours de la servitude volontaire, dont la dernière version sera publiée en 1576.
Giovanni Battista Piranesi (1720-1778) est un dessinateur et graveur italien. Jean-Baptiste Piranèse étudie d’abord l’architecture, puis se consacre à la gravure. Ses œuvres les plus emblématiques sont les séries Les Prisons imaginaires et Vues de Rome, lesquelles témoignent de sa maîtrise exceptionnelle de la perspective et de son goût pour les mises en scène dramatiques.
Au sud de Paris, la petite Jeanne traverse les années 1970 dans un contexte de misère sociale et de victimisation parentale, mais aussi dans l’émerveillement face à la nature. Dotée d’une mémoire absolue – un poids au sein d’une société de l’oubli –, Jeanne enregistre tout ce qui se manifeste autour d’elle, et creuse sa solitude. Au cœur de la masse d’informations qu’elle accumule, elle cherche une clé qui pourrait l’aider à sortir des griffes d’un père dont la violence résonne avec celle d’une époque où la nature est massacrée à bas bruit, comme bien souvent l’enfance.
Titulaire d’un master 2 « Histoire et Civilisations », journaliste indépendante, Rosa Sand (née en 1968) commence à écrire adolescente, d’abord des poèmes et des nouvelles, puis de nombreux textes sur l’art publiés dans la presse spécialisée. Avec Et voici la couleur, elle signe un premier roman, intimiste et politique.
LITTÉRATURE CONTEMPORAINE Les plis du ciel / Collection Saxifrage
Premier artiste a avoir détourné Google pour en faire une œuvre d’art, inventeur du concept de « capitalisme sémantique », dessinateur impétueux, Christophe Bruno livre ici son journal de bord. Une histoire qui nous embarque sur des « dérives psycho-académiques », dans les flux d’un réseau Internet dont le joyeux chaos initial et la viralité ont préludé au contrôle de nos vies. Un voyage au long cours dans lequel les nuages d’information croisent la route des pirates et dans lequel les diagrammes alluviaux préparent des tsunamis.
Graphomane dès l’enfance, Christophe Bruno (né en 1964) est diplômé de l’École Centrale Paris et Docteur en Physique Théorique. Il a été ingénieur, chercheur, peintre, compositeur, directeur de projets Internet, graphiste, programmeur Web, puis est devenu artiste hacker, curator, philosophe des big data, startupper, enseignant aux Beaux-Arts, logeur AirBnB, A.I. Chief Technical Officer, crypto-trader hasardeux, chômeur… Au cœur d’une résilience représentative de sa génération, qui a dû s’adapter à la fermeture de la parenthèse dorée des Trente Glorieuses, il mène un travail artistique en lien avec Internet depuis plus de vingt ans.